C'est dans le quartier de Kreuzberg, à proximité de Mehringdamm, qu'on pouvait voir l'exposition Cosmophobia, elle même située dans L'Atelier Kunst(Spiel)Raum. Galerie d'art ouverte en juin 2011, par Stéfania Angelini, qui fête, au moment où j'écris ces lignes, son premier anniversaire (la galerie).
Originalité du lieu, et volonté de la galeriste, on y joue littéralement les expositions, comme l'atteste l'exposition Things For Houses, dont nous reparlerons prochainement. Comme pour une résidence, une chambre située sous la galerie est réservée aux artistes qui viennent y travailler. L'exposition doit être avant tout un moment de rencontre et la galerie doit être habitée. Workshops et autres évènements (bientôt quatre jours consacrés à la semaine de la mode) concourent à rendre ce lieu vivant.
Le vernissage d'une exposition qui échappe un peu à la règle, Cosmophobia, nous amenait à visiter le lieu le 19 mai dernier. Cette fois les artistes abattaient leur jeu sur place, sans forcément jouer la même partie. (pas de résidence et un curateur missionné pour l'occasion).
L'exposition collective était organisée par le curateur Tom Trevatt qui avait réuni les oeuvres d'Adam Thompson, Justin Gainan, Iris Touliatou, Lila Fowler, Miko Canini et d'Olve Sande, artistes contemporains d'horizons variées (le terme est vague mais ...). Si les oeuvres par leur formes, souvent (rect)angulaires, leurs tonalités, épurées ou monochromes, agissaient de concert sur l'espace, elles maintenaient chacunes leurs positions d'oeuvres singulières et intègres, que l'on découvrait selon le parcours que suivait notre intérêt.
Désarçonné, le mien s'est arrêté sur les oeuvres d'Adam Thompson, deux formes rectangulaires alignées l'une à l'autre et se transformant nettement selon l'angle duquel on les regardait. Le sens de ces objets énigmatiques m'échappait jusqu'à "http://www.adamthompson.co.uk/" et je le déplore car rétrospectivement on est à deux pouces d'en saisir l'origine. Autre oeuvre que j'aimerais mentionner avant de devenir trop bavard, celle d'Iris Touliatou, qui évoquait l'architecture, enchevêtrant divers matériaux, produisant, suspendue et multiple, une oeuvre autour de laquelle il faisait bon tourner.

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