Deux installations, d'artistes qui m'étaient jusqu'alors inconnus, ont attiré mon attention, Vattenfall Contemporary (2012) de Michael Sailstorfer et Absurd Berlin Diary '64 d'Emilio Vedova.
En entrant dans la Berlinische Galerie, nous nous trouvons face à des arbres la cime en bas, attachés par les pieds à une armature métalique qui court en zigzag sur le plafond. Un mécanisme fait tourner lentement chaque arbre, qui a été coupé dans la région, si bien que dans le temps apparaissent des résidus, cercles au sol, d'épines, de feuilles, de branchages et de poussière, traces sur les murs, les résidus des branches qui se frottent à lui. Tous les cinq tours, deux arbres s’emmêlent et se démêlent dans un fracas. On pourrait voir ces arbres comme d'énormes pinceaux qui laissent sur place les traces d'une gestuelle répétitive.
L'architecture de la Berlinische galerie offre plusieurs points de vue sur l'oeuvre, en haut ou en bas.
C'est également vrai pour l'installation d'Emilio Vedova, artiste qui appartenait au mouvement parisien de l'abstraction lyrique. Des constructions papillonnantes faites à partir de découpes de planches de bois peintes, des formes d'une peinture gestuelle et résiduelles sont réorganisées. Un jeu d'ombres s'opère, la vue plongeante que nous offre la galerie est indispensable pour saisir l'ampleur de l'oeuvre.
Nous ne pourrons malheureusement pas publier les photos des oeuvres, le musée ne nous ayant pas accordé l'autorisation.
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