Un exemple de graffiti contestataire contre le projet d'aménagement des berges de la Spree
Média Spree est un projet d’aménagement des berges du fleuve qui traverse Berlin. La ville projette (depuis 2000 ) d'y créer des appartements de grand Standing, hôtels de luxe et autres grand magasins pour en faire un centre de la communication. Créer de l’emploi, dit la ville, mais de l’emploi précaire répondent certains, et détruire l’identité de deux quartier : Kreuzberg et Schöneberg. Les rives sont jalonnées d’immeubles ou de terrains abandonnés qui auraient pu être recyclés et faire le régal des alternatifs. Pour l’heure, ceux-ci sont couvert de graffitis : « Coulez Média Spree ». Des réfractaires à l’initiative de la ville entendent ouvrir des négociations, au moyen de sites Internet et de pétitions, visant à réunir les mécontents.
Ils ont de petites doléances mais cherchent avant tout à ouvrir une brèche, un terrain de négociation qui devrait permettre, à terme, de freiner le phénomène de gentrification.
En effet, il serait à craindre que ce type de projet ne mène à l’embourgeoisement du centre, rejetant les plus pauvres à la périphérie. C’est déjà le cas pour certains squats, à l’exemple du Schwarzer Kanal, premier squat féministe de Berlin, délogé en 2010 et forcé de s’installer à l’extérieur du Ring. Sa survie est menacée, car les habitantes subsistaient avant tout grâce à l’organisation d’un atelier de vélo à prix libre et deVokü (Volksküche : la cuisine du peuple, des repas à bas prix et souvent végétariens organisés dans de nombreux lieux alternatifs). En les éloignant du centre, la fréquentation du public a largement diminué, et avec elle leur principale source de revenus.

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